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LA CHÂTAIGNE N°36

LA CHÂTAIGNE N°36 (Qui s’y frotte... s’y pique !)

ÉDITO (Spécial Jeux d’été)
Avec l’été est venu le temps des vacances, de la détente et du jeu. Et, comme vous le savez, la châtaigne est joueuse et pour le moins mutine. Cocktail d’ironie et de dérision pour tout le monde. C’est bon pour la santé. Toutes ressemblances avec des évènements ou faits passés ou à venir ne seraient que fortuites… Voici une adaptation libre de différents jeux télévisés version
DGFIP.

Victime de son succès à la DDFIP 87, et garanti, ou presque, sans inflation : « Le juste prix ». Celui des phones box et autres espaces de convivialité, sur le site Limoges Cruveilhier, à plus de 10 000 € l’unité. L’avis des agents : bien trop cher pour une utilité plus que relative, l’argent aurait du être mis ailleurs. Pour notre direction la vérité est ailleurs, alors qu’en matière d’amélioration des conditions de travail, nos collègues ne demandent que des choses simples
comme avoir suffisamment chaud dans les bureaux l’hiver ou travailler avec une température raisonnable l’été. La DDFIP 87 c’est pas « Koh- Lanta ».

« Le Big Deal »… sur la Protection Sociale Complémentaire (PSC) c’est pour Alan, le fruit macronien de la « start-up nation » . Allan c’est aussi un personnage dans la Bande Dessinée Tintin, qui, je cite sa description (source tintinomania.com) : « est l’archétype de la canaille qui mange à tous les râteliers et qui ne respecte rien à l’exception de l’argent. Il apparaît officiellement pour la première fois dans « Le crabe aux pinces d’or » », décidément, ça ne s’invente pas…

Des chiffres à la DGFIP, mais aussi des lettres. Des chiffres avec la nouvelle vague de recrutements de contractuels qui est lancée. L’attractive DGFIP recherche 373 B, 21 géomètres, 493 C Administratifs et 7 C Technique. Précarisation de l’emploi et marginalisation du concours en vue de continuer le travail de sape contre le statut. Vous le noterez la fragilisation s’effectue à tous les étages, le choix de l’opérateur Alan participant au processus. Des lettres comme GMBI, catastrophe industrielle avérée qui en présage d’autres.

Mais dans le monde d’Amélie on maîtrise l’art de la communication, paraître ou ne pas paraître telle est la question ? Après avoir fermé des lits notre Directrice Générale ferme le ban, circulez y a rien à voir. Les agents de la DGFIP seraient-ils les éternels participants de « La roue de l’infortune » ?

L’infortune c’est ce qui leur arrive en cas d’arrêt maladie. Depuis le 1er mars 2025, en cas d’arrêt maladie ordinaire, après prélèvement du jour de carence, les agents de la Fonction Publique sont désormais rémunérés à hauteur de 90% du traitement indiciaire et de leurs indemnités contre 100% auparavant. Cette mesure, ajoutée au jour de carence déjà existant, vient accroître leurs difficultés financières et réduire un peu plus encore leur reste à vivre. Les
conséquences de ces régressions seront sans appel sur notre santé et notre porte-monnaie. En effet, selon les calculs effectués, ce serait en moyenne 200€ de moins si vous vous arrêtez à minima 3 jours. Pourtant les chiffres parlent.

Dans la Fonction Publique d’État (FPE), les fonctionnaires se sont moins absentés en 2023 pour raison de santé que dans le secteur privé (8,4 jours contre 10,3) et sur l’ensemble de la fonction publique, les absences sont de 12 jours en moyenne, soit 1,7 jours de plus que les salariés du privé mais surtout 3,1 jours de moins que les fonctionnaires Allemands (15,1 jours) (sources : ministère Français de la Fonction Publique et Services des statistiques du gouvernement Allemand). Comme dirait mon pote Poquelin on est loin du malade imaginaire.

Devant tant d’attaques, me voilà sonné, tel Manu sortant de l’avion présidentiel, j’ai pris une sacrée claque. Mais pour la CGT Finances Publiques 87, toujours à vos côtés, et avec les agents, continuons à nous battre et à conquérir « La carte au trésor », celle de vos revendications légitimes liées à l’urgence salariale :

 Une augmentation immédiate d’au moins 10% de la valeur du point d’indice, et l’indexation de ce dernier sur l’inflation,
 La refonte des grilles indiciaires, pour reconnaître les niveaux de qualification et pour garantir un déroulement de carrière correct pour toutes les catégories,
 La suppression du jour de carence et retour à 100 % de rémunération en cas d’arrêts maladies,
 L’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes,
 Le rétablissement du versement de la Garantie Individuelle du Pouvoir d’Achat (GIPA),
 Une intégration des primes dans le traitement indiciaire, pour garantir les droits à la retraite…

La suite ci-dessous :

LA CHÂTAIGNE N°36

Article publié le 11 juillet 2025.


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